Tout
comme en sport auto ou moto sur circuit, les circuits
slot&scalex ont eu tendance à se "lisser" - tout au moins dans
la plupart des compétitions dites "sérieuses" - avec toujours plus
de "confort" proposé aux pratiquants: pistes bien planes, bords de
piste bien dégagés et élargisseurs bien amples et dotés du même
grip que celui de la piste, "gommage" soigneusement entretenu pour
assurer un grip sans mauvaise surprise, etc, etc... Sans certes
évidemment aller jusqu'à regretter certains circuits "champs de
patate" du passé, force est de reconnaitre que de temps à
autre, un peu d'imprévu, un peu d'inédit, un peu de nouvelles
sensations (ou de sensations perdues) peuvent briser un certain
"ron-ron"...
C'était ouvertement le but recherché
dans cette "Targa ... Folie" (mais pas trop quand même...). En
effet, dans cette épreuve de 120 minutes, outre 6 segments disputés
sur la traditionnelle piste Carrera de Manage, les concurrents
devaient disputer 2 segments sur un tracé de type délibérément
"routier" et ce avec des voitures désormais plus habituées à
évoluer sur des tracés bien planes et sans trop d'imprévu tant au
niveau du tracé que des bords de piste... Les "historiens" du sport
auto auront en outre remarqué que les 1/32e utilisées étaient des
répliques de bolides qui, pour beaucoup d'entre eux, furent eux
aussi en leur temps convié à rouler de temps à autre sur des tracés
routiers (Targa Florio mais également Tour de France, premier
circuit du Mugello, Ronde cévenole, etc...). Le temps et la place
disponibles n'étant pas illimités, le tracé proposé (en Ninco 2
voies) n'avait certes pas la majesté et l'ampleur des circuits
cités ci dessus... (ex: le circuit de la Targa Florio faisait plus
de 70 kilomètres...) mais a sans doute permis aux concurrents
présents ce vendredi de revivre - toutes proportions évidemment
gardées - quelques unes des sensations vécues par les pilotes
lorsqu'ils s'élançaient sur ces tracés montagneux au volant de
protos plus habitués à rouler sur des tracés moins tourmentés...
Quoique doté d'un relief très prononcé, d'un tracé très technique
et de bords de piste très ... variés, le circuit routier est
demeuré praticable pour la plupart des voitures engagées et ce sans
retouche majeure. C'est encore du côté des poignées qu'il fut
parfois nécessaire d'adapter les réglages.
Quoique seulement 1/4 de la course
se disputait sur ce tracé routier, force est de constater qu'il est
révélé, comme espéré, sélectif voire même parfois décisif... Ainsi,
c'est probablement lors de ces deux segments routiers que Jean
Philippe et Julien ont construit une bonne partie de leur victoire
et ce à la poignée d'une ... Chapparral Slot-it bien efficace. Ils
devancent ainsi le trio montois (Eric & Thierry & Nicolas)
pourtant un peu plus rapide (sur une Alfa Slot it) lors des
segments sur la piste Carrera. Sur la troisième marche du podium,
Thierry VP et Pascal (Alfa slot it) ont également réussi un bon
score sur le tracé routier. Dario et son fils (Ford GT 40 Slot it)
et la paire Vitor & Renaud (sur une originale Ferrari Dino
Carrera montée sur un châssis HRS) complètent le top 5. Sixièmes,
les frères Cassayas font apparaitre une première NSR (une Ford P68)
au classement. Les voitures de Noviello se sont montrées plus
délicates que les slot it sur le tracé routier et plusieurs
voitures de cette marque vues lors des essais libres ont été par la
suite abandonnées au profit de la marque italienne concurrente. A
la 7e place, on trouve la seule GT présente au départ: une Opel ...
GT Carrera montée sur un châssis HRS. Ses prestations n'ont pas été
mauvaises du tout. Elle terminera néanmoins avec des pneus un peu
trop usés, faisant talonner la couronne de transmission sur la
piste. Eric et Romain et son fils ferment la marche après avoir
connu bien des déboires et ce dès les essais libres.